samedi 15 mars 2008
Meshuggah : New album "Obzen"
Voilà, le nouveau Meshuggah, du nom d'OBZEN, vient d'arriver dans les bacs ! 
C'est le groupe Suédois le meilleur (avec Opeth et Freak Kitchen), ainsi qu'un des meilleurs groupe de métal "barré" au monde. Après tout, c'est un peu pour ça que je suis venu en Suède : pour savoir comment ils conçoivent la musique. J'avoue ne pas avoir encore sondé l'esprit, mais après un ou deux concerts, ça devrait aller mieux.
Hier soir je file chez BenGans (équivalent de Gibert musique) pour quérir le précieux objet. 169 kr, soit 18 euros à peu près (dont 25% de TVA). Peu importe le prix, quand on aime, on ne compte pas, car c'est bien les yeux fermés que je me suis empressé de saisir le disque.
Retour chez moi : peu importe la pochette, dont la singularité ne laisse pas indifférent, je joue le CD. Aucune surprise (malheureusement?), tout de suite les Suédois d'Umeå (400km au nord de Stockholm) rentrent dans le vif du sujet. "Combustion", le premier titre attaque vite et précis. Les guitares 8 cordes accordées très bas, la batterie d'une précision Suisse, et le chant d'aliéné : tout y est. Suit "Electric Red", plus dans la veine des 2 précédents opus. Pas surprenant à la première écoute, mais tellement jouissif sur certains passages... Le hit "Bleed" : ce titre vous saigne à blanc pendant 7:23 minutes de rythmiques denses supportées par la mitraille de double grosse caisse et les guitares à l'unisson. "Lethargica" permet de reprendre haleine sur son mid tempo, et ses passages dissonants typiques. Ensuite, arrive le titre éponyme "Obzen", dont la constance n'est pas sans rappeler Catch 33. "This Spiteful Snake" rappelle quand à lui le milieu de Nothing. "Pineal Gland Optics" tranche littéralement avec les rythmiques lentes de d'habitude, sans pour autant perdre d'intensité. L'effet de rythmique est très original et mérite le détour. Même traitement pour "Pravus", ligne de double GC régulière, accentuée par un phrasé original et torturé mêlant caisse claire et cymbales. La fin calme cette impression, avec des rythmiques plus lourdes. Enfin, "Dancer To A Discordant System" clos cet album en en faisant un bon résumé.
Si vous avez aimé Nothing, I et Catch 33. Vous trouverez une synthèse de tout ce qui a été fait jusqu'ici, sans que ce soit de la redite. Si vous craignez de ne pas voir d'originalité, jetez une oreille sur le son qui lui est nickel. Pour moi, c'est un excellent album qui va se bonifier avec le temps...






















