Göteborg, Faurecia, Semestre 1

Blog d'étonnement sur la vie suédoise, au travail comme dans la vie de tous les jours.

vendredi 1 août 2008

Hej då allihoppa !

Par ce dernier post, je tire ma révérence à ce blog viking, et je vous propose de lire la suite de mes aventures d'expat, à Vigo (Espagne) cette fois, à cette adresse : "El Cabrón de Vigo". Par contre, un conseil, ce n'est pas la peine d'aller y faire un tour avant le 8 septembre 2008, il n'y aura rien dessus avant cette date.

Alors je pourrais m'en aller comme un voleur et vous laisser sur votre faim, mais je voudrais faire un bilan de ces 6 mois passés à Göteborg. Vous me connaissez maintenant, je vais pas faire un bilan de type classique ; je vais tenter de vous divertir tout en parlant de moi (avouez que le pari est osé).

Pour les statiques de mon blog :

- J'ai eu environ 2300 visites
- Environ 7000 pages ont été vues (avec une préférence pour les photos volées...)
- J'ai été vu depuis une vingtaine de pays différents (dont l'Islande !)
- A en croire le nombre de commentaires, vous devez penser que ma parole est d'or, car personne ne discute mes propos... oh ça va, je déconne.

Pendant mon séjour en Suède, du mercredi 6 février 2008 au 2 août 2008 :

- J'ai résidé 178 jours révolus sur le sol suédois, dont environ 150 à Göteborg.
- J'ai passé 178 nuits (à raison de 7 heures de sommeil par nuit), soit 1246 heures de sommeil, soit environ 52 journées de 24 heures.
- J'ai été au boulot une centaine de jours.
- J'ai fait une bonne cinquantaine de soirées.

- J'ai bu 40 à 50L de bière (de plus ou moins bonne qualité),
- J'ai bu 15L de vin blanc (de provenances diverses et variées),
- J'ai bu 1L de whisky (j'aime pas ça),
- J'ai bu une bonne dizaine de capirinhas (boisson brésilienne),
- J'ai bu entre 75 et 80L de café,

- J'ai mangé 10kg de pâtes,
- J'ai mangé une vingtaine de fois des köttbullar (boulettes de viande),
- J'ai mangé 4kg de Daim,
- J'ai mangé 6kg d'autres bonbons gélatineux,

- J'ai été une quinzaine de fois au Valand,
- Une dizaine de fois à l'Excet,
- A peu près autant à Rock Baren,
- 4 fois au Nefertiti,
- 6 fois à Trädgår'n,
- 1 fois au Sticky Fingers
- Toutes les autres fois, à des adresses diverses et variées,

J'ai parcouru plusieurs milliers de kilomètres à travers le pays, j'ai vu des blondes un peu partout, et du nord au sud, on trouve les mêmes maisons.

Tout ceci est la partie émergée de l'iceberg de tout ce que j'ai pu faire pendant ces 6 mois.
Je vais en oublier, mais je voudrais dire un grand merci à toutes les personnes avec qui j'ai pu passer des grands moments ou de brefs instants.

Merci Cristina, merci Karin, merci P.A., merci Clara & Co, merci Mikael, merci Marie-Pierre et Ann, merci Tato, merci Immo, merci Francois et Gaby (mes 2 collègues de l'IFMA), merci Charlott, merci Ida (et toute l'équipe d'Innebandy), merci Theodore (vi ses snart i Frankrike), merci Ellinor, merci Marcello, merci Marie-Rose, merci Emilie, merci Natalia, merci José, merci Yo, merci Guillaume, merci Mikaela, merci Raghid, merci Tilde,  merci Seb, Daniel et Stéphane (bande de francais...), merci Olof, merci Ulf et Stina, merci à mes collègues Indiens, merci Björn, Tobias, Mats et Ruben, merci Juan et Ricardo, merci Eric, merci Celica et Sigried, merci Ian et Daniel, merci Hanna et Helene, merci Oscar et David, merci Mathilda et Philippe, MERCI aussi à TOUS ceux qui sont restés anonymes...

Je vous souhaite à bientôt sur mon autre blog. N'oubliez pas : det är bara en "hej då".

Posté par GoteborgSyndrome à 12:23 - Perso - Réactions constructives [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 29 juillet 2008

Je vais bien ; ca me déprime...

Eurêka, je crois que je viens de toucher la clé du mystère !

Désolé, je ne parle pas du mystère des femmes (celui-ci reste entier) mais de celui des Suédois. J'entends par "Suédois", leur état d'esprit. Qu'est-ce qui fait qu'ils agissent comme ils le font, comment arrivent-ils à dégager ces émotions dans leur musique, pourquoi se réservent-ils autant dans la vie de tous les jours ?

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Camaïeu de gris

Je ne l'ai pas fait exprès, et comme toutes les grandes découvertes, la théorie à laquelle je suis arrivé ce matin m'est venue alors que je ne travaillais même pas dessus. Je vous plante le décor :

Ce matin, réveil glandeur (alors que je suis encore censé aller travailler). Il fait beau, un peu plus frais que la veille, ce qui n'est pas pour me déplaire à vrai dire ; les oiseaux chantent. Au petit déjeuner, le café peine à me faire décoller les paupières. Le chat affalé sur sa carpette sur le sol de la cuisine me donne une flemme digne d'un Gaston Lagaffe dans un mauvais jour. Après une toilette laborieuse, un habillage sommaire, je pars au travail avec mon baladeur sur les oreilles. J'écoute "Deliverance" de Opeth, ce matin. Au long de cette écoute, je regarde autour de moi, je pense, je ressens (ouh là là, le mot est lâché).

Ça ne vous est jamais arrivé d'être totalement en phase avec ce que vous écoutez ? Et bien là, c'était mon tour d'être en phase. Comme si mes pensées transpiraient par les écouteurs et me revenaient à l'oreille : c'est ce que les physiciens appelleraient "phénomène de résonance".

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Camaïeu de noirs

Le fait est que je suis las, je n'ai envie de rien, je suis fainéant en ce moment. Je sais que je dois me bouger, mais je ne le fais pas. Le seul truc qui m'a traversé l'esprit ce matin, c'est la vision du coup de boule violemment asséné sur le nez, que je pourrais mettre à quelqu'un qui m'emmerderait. Cette pensée fut le seul influx nerveux qui me traversa ce matin. Je suis fatigué, j'ai trop chaud, j'ai besoin de retourner en France (ne serait-ce qu'un peu).
Pourtant, tout va pour le mieux en ce moment et depuis pas mal de temps d'ailleurs. Des gens qu'il me tarde de revoir m'attendent en France, ma colloc est fun, je fais des soirées pleines de rencontres diverses et variées (toujours sympathiques), ma famille me rend visite en Suède, il fait un temps magnifique, j'ai de l'argent sur mon compte en banque, j'ai rejoué de la batterie dernièrement et je vais retrouver mes propres fûts en France...

Mais voilà, je quitte très prochainement la Suède et j'ai le cul entre deux chaises. Finies les soirées aléatoires, finis les plans à la con au beau milieu de la nuit, finie l'insouciance... Je n'ai même plus le cœur à aller vers les gens, à les rencontrer. A quoi bon, je m'en vais dans 4 jours ! Pourtant j'inviterais bien la blonde du tram qui me regarde du coin de l'œil depuis un quart d'heure à boire un verre. Pourtant, j'aimerais bien faire un petit bœuf avec le zikos qui trimbale sa gratte sur le dos. Pourtant j'irais bien tailler la bavette avec les emo-punk qui tiennent les murs de Nordstan. Pourtant je sais que l'époque est propice à toutes ces choses. Pourtant, pourtant, pourtant... Pfff, j'arrive même plus à écrire.

Le lien que je fais avec l'état d'esprit suédois sera le suivant. L'anticipation de ce qui va se passer , ou qui pourrait se passer déprime. C'est clairement l'été, mais on ne sait pas combien de temps il va durer. On en profite pour aller à la plage, mais on se prépare déjà à sombrer de nouveau dans le noir abyssal de l'hiver scandinave, d'ici quelques mois. On appréhende la vicieuse pluie pénétrante de Göteborg, qui se fera un malin plaisir de vous glacer les os au premier coup de vent venu du large. On appréhende les visages bas des gens en période hivernale ; l'hibernation éveillée.

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"O" comme Opeth

Dans Opeth, il y a tout ça. Ce sentiment d'impuissance face à ce qui va vraisemblablement arriver fait ressurgir quelques pulsions haineuses qui ne demandent qu'à s'exprimer. Cette mélancolie, cette nostalgie de ce qui s'est passé ressortent aussi en même temps. Opeth est un groupe sombre, mais c'est pour mieux s'adapter aux conditions de faible clarté de la mi-décembre. On se perd dans leur musique, des méandres sans fin nous emmènent vers lieux inconnus : où va-t-on, où va le monde ? La rage froide et puissante sous-jacente est en filigrane tout au long des compositions. Mélange complexe, torturé et paradoxal, mais tellement jouissif à écouter...

Opeth, c'est tout ca, et ce matin, leur son était ma parole.

Posté par GoteborgSyndrome à 11:40 - Perso - Réactions constructives [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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jeudi 24 juillet 2008

Tag det lugnt (trop fort le jeu de mot en suédois...)

AahHAhhaHhAHh !!! Je me suis fait taguer !!! Si vous faites des folies avec Julie, voilà ce qui vous arrive...

Une dernière fois pour ce blog, je me plie au tag, mais rassurez vous, je n'embête personne par la suite.

Mes trois aliments favoris :
Le très bon chocolat, noir de préférence, reste le numéro un. Ensuite, comme ma religion m'empêche de pas manger de porc, je dirais l'andouillette braisée sauce moutarde. Enfin, en dessert, je dirais un gâteau à couches, avec du chocolat et du caramel croquant dedans.

Ma recette favorite :
Je ne cuisine pas, ou peu, donc je dirais : les pâtes à rien.

Ma boisson de prédilection :
Cocktail à base de rhum, pour sûr. Cependant, j'ai bien peur que les dixaines de litres de bière que j'ai enfilé pendant ces 6 derniers mois ne me fassent mentir.

Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait :
Celui que même le pire cuisinier qui soit réussit à coup sûr. En prime, j'aimerais que ce soit un plat qui prenne 2 secondes seulement à préparer.

Mon meilleur souvenir culinaire :
On mange très bien chez Julie. Faudrait que vous pensiez à ouvrir un gite d'ailleurs. Ah bon, c'est déjà fait ?

Un aliment ou un produit que je n'aime pas du tout :
Je ne suis pas difficile, mais alors, pas du tout ! Cependant, ne m'invitez pas à manger des artichauts, des tripes, ou n'importe quoi d'autre qui n'a pas été fait avec le coeur.

Je tiens mes promesses, je ne tague personne. Cependant si je l'avais fait, j'aurais embêté :
- Jean Claude Vandamme
- Adriana Karembeu
- Jacques Chirac
- Courgette
- Jack

PS: si quelqu'un veut cuisiner pour moi, je suis carrément preneur.

Posté par GoteborgSyndrome à 15:59 - iNcLaSsAbLe - Réactions constructives [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 22 juillet 2008

La secte Volvo

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Personne ne le sait, ou ne veut l'admettre, mais Volvo est une secte en Suède. De près ou de loin, les gens adhèrent tous ici à la doctrine du "Conduisez Suédois". Vous les français, vous croyez bien au "Pâté, Rillettes et Saucisson", et on n'en fait pas tout un plat ?!. Je profite donc de mon expérience en terre nordique pour vous relater les faits, à ma façon bien entendu.

C'est à Göteborg que l'on trouve le noyau dur, la souche, les racines (l'épaulement, si j'ose dire, vous allez voir pourquoi) de l'organisation. Et pour cause, c'est en 1927, dans la ville précédemment citée que l'entreprise a vu le jour. L'Eglise Volvoïste est issue d'une déviance de l'Eglise adventiste SKF, qui elle vénérait le Saint Roulement-à-Billes.

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Ca roule ma poule !

C'est sur le chemin de roulement qu'une double rangée de moines H7p6 décidèrent d'unifier leur bague intérieure avec un arbre de la zone préindustrielle de Torslanda, sur l'île d'Hisingen. L'arbre de direction de la secte était né et allait servir de point de ralliement aux fidèles de la mécanique scandinave. Autant vous dire que ces moines étaient pressés (ah, justement) de faire progresser leur croyance (au détriment des paliers à collerette) entrainant dans leur révolution les métalleux de la meilleure trempe. Comme s'il n'en avaient pas marre de faire des blagues pourries d'ingénieurs mécanos, les moines de Volvo choisirent en plus ce nom qui ferait rire les linguistes ; "Volvo" signifie en effet "Je roule" en latin, conjugaison du verbe "volvere". Pardon, je ne vous l'avais pas dit : Volvo fabrique des engins roulant, hilarant non ?

L'idéologie de Volvo tient en deux mots : "For life" (soit "pour la vie").

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LOGO & Pin's

Remarquez comme la forme du logo accompagne une métaphore filée des plus subtiles. En effet, le sigle constitué d'un cercle arboré d'une flèche sortante en direction du nord-est, est un emblème phallique rappelant l'organe de reproduction masculin en érection. Au passage, il parait que le patron de l'entreprise, fan d'Austin Powers, aurait choisi le logo en conséquence...affaire à suivre. Le "For life" a donc le sens précédemment cité, mais aussi celui de vanter la longévité des produits de la marque. Autrement dit, si votre Volvo n'atteint pas son million de kilomètres, c'est que les ingénieurs qui ont fait le calcul de roulement, n'avaient pas assez de billes en main pour le faire, à l'époque. On pourrait aussi pousser le vice un peu plus loin et se demander s'il n'y a pas une image cachée suggérant que le sexe masculin se doit de tenir sur la longueur. Mais je m'égare ; ceci est une autre histoire... En parlant de longueur, regardez plutôt ca (le camion est de la marque qui commence par "Vol-", et qui finit par "-vo") :

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Truck australien

Les fidèles étendent cependant la ligne de conduite à : "Have a break, have a Volvo" (et non pas cette petite friandise chocolatée, pouvant se casser en 4 barres). Le break est l'artefact du suédois qui se respecte, et qui préfère avoir avoir un grand coffre, de façon à y mettre sa femme, ses gosses et ses skis. Inutile de préciser que le break doit porter la marque sacrée du rond à flèche. Le nec plus ultra étant le modèle V70, qui se vend le plus en ce moment. Du policier, au père de famille en passant par le jacky de base, le V70 plait, en témoignent ces images.

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Voiture de police suédoise

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La voiture à papa

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La caisse à Jacky

Malgré la référence mettant en avant le sexe masculin, la marque semble aussi plaire aux femmes. Les formes rondes sont agréables aux yeux après tout... Du fond des tiroirs de Google, j'ai déniché pour vous une série de photos dont vous me direz des nouvelles.

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Admirez le "V" au centre des jantes

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Au début, les Volvo étaient rondes...

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Back to the 70's

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Ma préférée des 4 photos, perso...

Je vous vois déjà tirer des conclusions hâtives sur ce que je viens de dire. Certains hommes vont peut-être même pleurer en se disant que leur femme les aime seulement pour leur voiture (la S80 par exemple). Pour les autres, rassurez-vous, vous connaissez le dicton : "grosse Volvo voiture = petite b**e". Moi je m'en fous, je préfère la marche à pied. Je referme maintenant cette parenthèse, dont l'absurdité du contenu n'a d'égal que l'absence même de parenthèse.

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S80, haut de gamme pour les vieux aisés

Il y a peu, pour améliorer l'image macho de la marque, le gourou de la secte confia a l'équipe de ses favorites sexuelles, la conception d'un véhicule. Ce véhicule serait une voiture de femme, conçu par des femmes, pour les femmes. Ce concept nouveau quand même supervisé par des hommes, faut pas déconner, n'est resté qu'à l'état de concept-car et de vitrine technologique. Voici les images du projet YCC, avorté ; il a peut-être mieux valu, on ne sait jamais.
Peut-être que si on lui avait retiré le micro des mains, Lorie aurait continué le patinage artistique pour le plus grand bonheur de nos oreilles...

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L'équipe des conceptrices autour de leur bébé

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Ouverture facile pour les femmes habillées en tailleur et talons-aiguille

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Contour des paupières de phare (et non pas au fard)

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Observez la taille DÉMESURÉE du pare-choc

Je disais donc, la secte Volvo regroupe environ 17 000 fidèles à Göteborg. Les hangars gigantesques au nord-ouest de la ville, forment un complexe industriel qui occupe une superficie équivalente à celle qu'occupe la ville de Guéret (23). Ce site comporte les usines, les bureaux de développements, des pistes d'essais pour les nouveaux véhicules, des restaurants, des bureaux de tabac, des solariums, des saunas, des gigantesques parkings, une gare de marchandises, une aire de lancement de fusée, une zone d'accueil pour les extra-terrestres, un observatoire intersidéral pour repérer des idées innovantes chez les autres, etc. Ça a l'air de marcher, puisque les formes des derniers modèles sont pour le moins...innovantes, n'en déplaise aux conformistes traditionalistes !

XC60
Le S.U.V : XC 60

C30
La compacte C30

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Le concept écolo "Treehugger" 3CC

Comme si le nombre de véhicules en circulation n'était pas assez important pour convaincre les mécréants de se convertir, les fidèles de la marque se retrouvent dans tous dans les bars, restaurants et soirées privées de la ville afin d'essayer de convertir d'autres personnes. Quand vous vous faites payer un coup en boite, assurez vous au moins que ce soit par une infirmière à vélo...

De votre envoyé spécial à Göteborg.

PS : Hauguste, je te dédicace cet article et je te rappelle que tu n'as toujours pas trouvé de bague intérieure de mariage. Je t'avais bien dit que ca n'existait pas !

Posté par GoteborgSyndrome à 16:37 - Culture (ou pas) - Réactions constructives [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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vendredi 18 juillet 2008

Passage de flambeau

Eh bien oui, plus que 2 semaines de stage chez Faurecia IS à Göteborg, alors il est temps que je passe le relai. Je dis pas ca pour toi, lecteur (ou lectrice) de tous horizons, mais à mon collègue de l'IFMA qui prend la suite (que nous appelerons Boniface pour des raisons d'intégrité).

En revanche, si le stage dans l'entreprise précédemment ne touche que notre ami Boniface, les conseils qui vont suivre peuvent aussi intéresser : les étudiants paumés qui n'ont pas la chance d'avoir un collègue comme moi qui leur file des bons tuyaux, les globetrotters en vadrouille, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, les demandeurs d'asile politique, les blondes à forte poitrines, les gars qui acceptent par erreur un emploi à Göteborg, les agences immobillières qui veulent investir, et peut-être même les personnes qui tomberont par hasard sur le blog !!! C'est vous dire la pression que vous me mettez !

Premièrement, j'aimerais vous conseiller quelques quartiers où habiter, et vous en déconseiller d'autres. Bien sûr, tout dépend de ce que vous venez faire à Göteborg, mais si c'est pour le boulot, sachez la ville se divise en deux. Au nord du canal, en gros, c'est la zone industrielle ; au sud de celui-ci, c'est le centre-ville et les quartiers résidentiels. Il faut aussi savoir que le nord et le sud sont reliés par deux ponts (Älvsborgsbron à l'ouest et Götaälvsbron près du centre), un tunnel et quelques rares bateaux.

On commence par les mauvais (mais si on a que ca, on sera bien content) :
- Bergsjön, le pire.
- Angered, pas beaucoup mieux.
- Hjällbo, toujours dans la même zone
- Biskopsgården / Backaplan, mais on s'en fout, c'est surtout une zone industrielle.

Ne vous alarmez pas non plus, ces quartiers sont sans aucune comparaison possible avec les quartiers chauds parisiens, marseillais ou lyonnais, et encore moins comparables avec les quartiers défavorisés des grandes villes américaines. Pour les gens comme Boniface qui travailleront dans la zone industrielle d'Arendal/Torslanda (nord-ouest de Göteborg, sur l'île d'Hisingen) et qui veulent ne veulent pas manger au boulot, peuvent se rendre facilement en bus à Backaplan, et trouveront des buffets indiens/thaï à volonté parfois douteux ainsi que des restaurants gastronomiques américains.

Maintenant, je ne saurais que trop vous conseiller les quartiers suivants. Faites moi confiance, je vous en parle pour y avoir vécu 6 mois sans aucun souci.

Voici les meilleurs endroits où habiter :
- Eriksberg, buildings dernier cri (au nord du canal pourtant), mais c'est le quartier le plus cher au niveau logement. Toujours au nord du canal, vous pouvez essayer Lundby ou Kyrkby au pire...
- Autour de Chalmers, à la limite dans Landala, il y a des résidences étudiantes où l'on peut trouver son bonheur aussi...
- Majorna, c'est très calme, bien desservi par les transports, assez joli, et pas extrêmement cher. Visez un coin entre Stigbergstorget et Chapmans Torget (sur les lignes de tram 3 et 9). C'est là-bas que j'ai habité : tous les commerces et arrêt de tram à moins de 3 minutes à pied. En plus, si vous adorez la musique, il y a Bengans auquel vous devez absolument aller. C'est un disquaire avec des offres super, neuf et occasion (un peu comme Gibert, mais en mieux rangé).
- Sandarna, un peu dans le même style, quoiqu'un peu plus aéré que Majorna. C'est cependant plus loin du centre ville...
- Haga, extrêmement résidentiel, entre Majorna et le centre. Tant mieux pour vous si vous trouvez à habiter là-bas, mais sachez que les prix sont assez élevés. On y trouve surtout des appartements cossus et "design". En 10 minutes à pieds, on est dans le centre, mais on peut prendre les transports. Le plus, Järntorget (à la limite nord-est) est un nœud du réseau de transports !
- Bien sur, il y a enfin le centre, mais je vous laisse imaginer les prix, et la difficulté pour trouver son bonheur.

Niveau logement, ne visez pas quelque chose en dessous de 3000 SEK/mois (320 euros), mais pas au dessus de 4500 non plus, surtout s'il ne s'agit que d'une chambre !

Maintenant, mon cher ami Boniface, venons-en aux transports. Tu l'as compris, comme je te conseille plutôt de te trouver un logement en bordure sud du canal, il faut que je t'indique les transports à prendre. Le mieux, c'est que je t'indique les arrêts à proximité de Faurecia, et que tu cherches par toi même sur le site de Västtrafik. Pour aller à Faurecia, l'arrêt le plus proche de la boite est Kärrlyckan. Aussi, Sörredsvägen est un peu plus loin, mais beaucoup mieux desservi. Où que tu habites en ville (i.e. sud du canal), l'idée est de se rendre à Nils Ericson Terminalen, ou à Centralstationen (desservi par les trams 1, 3, 4, 7, 8, 9, 11), où tu pourras prendre une correspondance pour les lieux cités précédemment (les bus 156, 240, 21 et 28, par exemple).
Ensuite, de l'arrêt à l'entreprise, imprime-toi un plan, ca devrait être suffisant pour trouver.

Pour repartir le soir, deux options : soit t'en as marre du taf et tu veux rentrer chez toi jouer à l'ordi comme un gros geek, soit tu veux flâner en ville et en profiter pour regarder les filles venues faire du shopping. Dans le premier cas, le Lilla Express est ... express comme son nom l'indique. Dans le deuxième cas, il faut juste prendre le 21, 28 ou 240 dans l'autre sens. Selon l'humeur, je met entre 30 minutes et 1h30 pour rentrer du boulot !

Si toutefois j'avais oublié des choses, qui peuvent m'avoir échappé parce que je n'ai plus de souci ici, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, je me ferai un plaisir de corriger cet article.

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mardi 15 juillet 2008

Haparanda, ou comment meubler une ville

Ouh là là, mais où avais-je la tête. Je raconte le road-trip dans le grand nord suédois, sans mentionner la halte à Haparanda ?!! Pour tout dire, avec Gabriel nous avons fait un aller-retour Luleå <--> Haparanda dans la journée du 25 juin, juste pour marquer le coup.

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Le monde est bien grand d'un coup...

Avec un peu plus d'une dixaine de milliers d'habitants, Haparanda et Tornio sont les petites villes qui se trouvent à la frontière Finlandaise, à l'extrême nord du Golfe de Botnie, sur la mer Baltique. Ca, c'est pour le "où". Mais vous vous demandez sûrement "pour quoi" je veux parler d'Haparanda...

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Je traduis, ou ça va ?

Qu'à cela ne tienne, je ne retiens pas le suspens plus longtemps : Haparanda abrite le IKEA le plus septentrional de Suède et vraisemblablement du monde ! Je peux me tromper, mais d'après mes recherches sur wikipedia, msn news et la désencyclopédie, il semble bien que l'IKEA "le plus au nord du monde" se trouve là-bas, d'après le site du magasin (en suédois).

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Regardez, "Entrée" est écrit en suédois et en finnois

On savait déjà que les Suédois étaient fous (voir les précédents articles sur Kiruna et Luleå), mais de là à installer un magasin d'ameublement dans une ville ou il fait jour seulement 6 mois de l'année, à plusieurs centaines de kilomètres d'une ville digne de ce nom, et où la gare ferroviaire n'est même plus en service, c'est un peu comme manger du lingonsylt sur du knäckebröd trempé dans le café au lait au petit déjeuner : c'est une hérésie ! Cependant, si le conseil d'administration d'IKEA a approuvé la construction de ce temble du meuble à Haparanda, il y a bien une raison.

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Sur la bonne route

En effet, pour comprendre cela, il suffit de changer de référenciel.

Premièrement, les gens du nord n'ont pas peur des kilomètres (100m à Paris = 10km en Laponie), si bien que dans un rayon de 600km autour de Haparanda, il y a environ un MILLION de clients potentiels. Bien sûr, cet IKEA compte sur la venue des clients Suédois et Finlandais mais aussi Norvégiens et Russes ! Pour preuve, la caissière qui m'a servi s'appelait Olga et parlait russe...
Deuxièmement, l'extrême nord de l'Europe est très peu peuplé. L'intallation d'un grand magasin comme celui-ci dynamisera vraisemblablement le secteur. Il paraitrait que le taux de chômage d'Haparanda est passé de 12% à 4%, depuis la construction d'IKEA en 2006 !!! Même si en statisque, il ne faut pas confondre "corrélation" avec "lien de cause à effet", la différence des chiffres est ici trop grande pour ignorer complètement la causalité.
Enfin, et cet argument n'engage que moi, je pense qu'Ingvar Kamprad a voulu faire un pied de nez au monde entier. Maintenant, vous le savez, les Suédois ne font rien comme tout le monde. Toute multinationale qui aurait été saine d'esprit, se serait contentée de s'implanter dans un endroit stratégique, près d'axes de communication, avec beaucoup de clients alentours, pour gagner beaucoup d'argent. Et si le pari avait été inversé ici ?... Imaginons un instant qu'IKEA ait voulu prouver au monde entier qu'il est possible créer de la demande là où il n'y en a pas, a priori. Et si tout simplement, le geste d'IKEA était un accord tacite (ou financier, qui sait) avec le gouvernement pour étendre une des fiertés nationales aux confins du territoire suédois.

Magouille ou pas, je peux vous assurer que la recette "meuble-en-kit-et-boulettes-de-viande" fonctionne ! Je suis allé à Haparanda, j'ai acheté et mangé dans ledit IKEA ; c'était bondé (mercredi 25 juin) ! Cela dit, je n'ai aucun point de comparaison, puisque mon expérience en "sortie IKEA" est aussi développée que ma connaissance du jazz manouche expérimental des îles Féroé. C'était mon baptême d'IKEA...

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Dans le fond, à gauche, l'enseigne IKEA

Je ne le savais pas avant d'y aller, mais Haparanda comporte une autre petite curiosité : la gare ferroviaire. Construite au moment de la Seconde Guerre Mondiale, en prévision d'un trafic de juifs important, elle a été au final, largement surdimensionnée. Il n'y a plus aucun passager qui prend le train à Haparanda. Quelques rares trains fantômes de marchandises suffisent à peine à légitimer la maintenance des voies.

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Maintenant, la gare fait office de MJC. J'y ai vu des ados s'affairer dans la kitchenette, et d'autres boire un coup en terrasse, j'y ai apercu des affiches annoncant des concerts. J'ai aussi vu un billard dans la salle d'attente et une sono et des tables de ping-pong dans le grand hall... Les portes d'accès aux voies sont condamnées. A quoi bon accéder au quai si l'on ne peut pas y prendre le train. "Y'en a qu'on essayé, y z'ont eu des problèmes !"

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Même les jeunes présents dans la gare n'ont pas vraiment su me donner un brin d'histoire du bâtiment. C'est là que j'ai fait un retour sur moi-même. On m'avait prévenu que les gens du nord étaient "froids", et je l'ai réalisé en essayant d'établir la communication. Je veux être clair là dessus, le terme "froid" n'est pas de moi, car je ne pense pas que ces gens le soient. Ils ne parlent pas beaucoup, certes, calmement, certes, sans trop d'expressions de visage, mais n'appelez pas ça de la froideur. Je voudrais bien vous y voir moi, dans ces terres hostiles, où la densité de population est inversement proportionnelle à la densité des forêts de résineux. Toujours est-il que quand je parlais à ces nordistes, j'avais l'impression d'être le parisien tout excité, tout speed, grande gueule, qui va en vacances en province ; je suis pourtant un placide campagnard provincial du fin fond du Berry.
Quand vous parlez aux gens du nord, ne vous attendez donc pas à de grandes tirades enflammées accompagnées de gestes démonstratifs, mais plutôt à des gens qui vous regardent dans les yeux, vous écoutant avec attention pour bien comprendre le sens de votre question. Enfin, quand leur réponse sera prête à être formulée, espérez seulement ne pas tomber sur le "Eddie-la-tchatche" Lapon (voir le film : "Ma vie en l'air"), sans quoi, il vous faudra meubler la conversation, et c'est à ce moment là que vous pourrez remercier IKEA.

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Je dédicace ces deux dernières phrases au groupe 2, promo 2005 de l'IFMA. Ils apprécieront encore mieux la connerie. MMmmMhhh !

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jeudi 10 juillet 2008

Luleå, une ville chez les blondes, sans blonde

Luleå, chef-lieu de la province du Norrboten. Ville universitaire de 75 000 habitants en période scolaire, 2 habitants seulement hors de cette période. Environ à 100 kilomètres au sud du cercle polaire, on ne peut pas y voir le soleil de minuit, mais il fait toujours très clair en pleine nuit, aux alentours du 21 juin.

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Luleå, au "couchant", vers 21h

Avec Gabriel, durant notre périple nordique, on a bien suivi les conseils du Routard : nous ne nous sommes pas attardés dans cette ville. En effet, à par l'improbabilité du lieu, il n'y a pas grand chose à faire à Luleå, c'est pourquoi que nous nous sommes seulement contentés de dormir là-bas. Néanmoins, comme les gens aiment les histoires, et vu la tête que vous faites, je vais vous narrer notre halte dans la ville sans blonde, au pays des blondes.

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Etrange lumière

Luleå était donc la dernière ville étape de notre voyage dans le grand nord. Arrivés le mardi 24/06/2008 au soir, repartis le 26 au matin. L'arrivée, à l'auberge de jeunesse, ne fut pas des plus accueillantes. Si bien que je n'ai pas fait le moindre effort pour parler suédois avec le gérant (un vieux aigri tout moche qui puait la clope). Néanmoins, lors du remplissage de la paperasse, nous avons fait la connaissance de deux Québecquois et d'un Espagnol. Tous trois s'étaient rencontrés la journée même (ou la veille, je ne sais plus) ; ils avaient fait le même voyage en train entre Narvik (NO) et Luleå.

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En bon français, nous nous sommes fait repérer directement ! Il se trouve qu'un des Québecquois, Daniel, est étudiant à ... attention, mise en marche du générateur d'improbabilité ... Göteborg !!! Le générateur s'emballe : Daniel vient de Longueuil ("banlieue" de Montréal), précisément la seule ville où je connais du monde au Québec ! Rien ne va plus, nos cousins d'outre Atlantique s'apprêtent à célébrer ... la fête "nationale" du Québec (le Québec n'est pas une nation, pour ceux qui ne suivent pas). Magnifique, on voulait sortir un peu en ville avec Gaby : on décide de les rejoindre un peu plus tard dans un bar pour descendre quelques mousses.

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Après s'être restaurés avec Gaby, nous nous mîmes à la recherche du bar dans lequel on s'était donné rendez-vous avec nos 3 compères. A vrai dire, on en avait préalablement coché 2, comme ca si l'un était fermé, l'autre serait sûrement ouvert. Grossière erreur : à Luleå, le mardi soir, rien n'est ouvert ! On est en été, c'est les vacances, il fait beau, frais mais pas trop : c'est la saison pour boire des coups entre amis. A Luleå, c'est l'inverse : ça doit être fermé en été, et ouvert en hiver.

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Le port, vers 23h30

Après avoir demandé notre chemin aux rares demoiselles encore de sortie et qui se sont presque moquées de nous, qui espérions trouver quelque chose d'ouvert à cette heure, ce jour de la semaine, on arrive à trouver le seul pub ouvert (il est 23h) dans cette ville de 75 000 habitants. On retrouve les gars, on trinque, on discute, on partage nos expériences... Arrive 00h30, le bar ferme ! AbusÉ !!! Notre ami Ian (le deuxième québecquois) se braque, la pinte à la main :

- Mais on peut pas trouver un endroit pour boire un coup ici ?!!
- Si, ici ... demain ! lui répond le serveur d'un air narquois.

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Eclaircie à minuit

Nous voilà 5 couillons, à 00h30, dans Luleå. Il fait jour, il fait assez frais, et l'on célèbrerait bien encore un petit peu. En même temps que nous, deux Suédois se font jeter du "Bishop's Arms" (c'est le nom du pub). Ils ont la même réaction que nous concernant ce bled fantôme. Attention, tenez-vous bien, un vient de Stockholm, l'autre de ... Göteborg ! A croire que la vie banale de tous les jours est vraiment plus improbable qu'une coïncidence, quand on se trouve en Suède. Bref, on discute 5 minutes, toujours à la recherche d'un endroit où s'arrêter faire la fête. Ces deux gars sont en fait des acteurs, venus tourner une série policière pour la télévision nationale à Luleå ! S'il faut, ils sont super connus, mais on le sait même pas. Après recherche, il pourraient bien jouer dans la série Höök, mais je n'ai pas réussi à trouver leur photo dans les documents que j'ai trouvés à propos de la série.

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RIEN
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Pas un chat dans la ville, juste 2 gamins de la classe défavorisée qui déambulent à vélo... Nous rentrons à l'auberge, avec l'impression que le Québec doit nous en vouloir de pas l'avoir célébré.

Au moins, on aura fait des rencontres !

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"Promenade des anglais" de Luleå, vers 00h30

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samedi 5 juillet 2008

Kiruna, entre réalité et fiction

Il était une fois, dans une contrée lointaine, très lointaine...

Si mon voyage en Laponie était globalement une expérience personnelle unique, je me dois de dire quelque chose en particulier sur KIRUNA de manière impersonnelle (ou presque). Pourquoi ?!! Tout simplement parce que Kiruna doit être déplacée. Déplacée ?!! Bah oui, si Kiruna garde son emplacement actuel, les risques d'enfoncement (effondrement ?) seraient trop grands. Effondrement ?!! Exactement ! Kiruna est une ville minière et comme toute ville minière, on trouve une mine à proximité.
La grosse colline en arrière plan, ça fait partie de la mine. Je peux vous garantir que l'atmosphère de la ville est spéciale, à en croire que l'on y tourne un film de science fiction. Cet après-midi là (lors de la prise de la photo), les nuages menaçants ajoutaient leur touche angoissante au tableau.

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A l'arrière plan, la mine


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Panneau indiquant LKAB (l'entreprise minière)


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Quartier chic (c'est ironique)


La ville avait été créée dans les années 1900 justement pour pouvoir accueillir les mineurs. On imagine que les habitations étaient assez loin de la mine à l'époque, mais là, l'expansion urbaine et les excavations se "rejoignent". Le gisement de fer est très important là-bas. Tellement important que les hommes ont creusé, creusé, si profond et si près de la ville, que le sol se trouve fragilisé à jamais.
On raconte aussi que le sol a été fragilisé lors de l'enregistrement du dernier album ("Let the mine collapse") du groupe Excavator ( Neo brutal trogodyte metal à tendance "forage à percussion"). Le groupe avait choisi la mine de Kiruna pour son acoustique "profonde" : quoi de mieux qu'une mine de fer pour jouer du métal, en même temps ?!!

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Vieux + mineur + bouleau = Kiruna


Portrait :
Si je ne m'abuse, Kiruna est la plus grande ville de Suède (et du monde) au nord du cercle polaire. Je ne parle pas en terme démographique (18 000 habitants environ), mais en terme d'étendue géographique : Kiruna s'étend "administrativement" de la frontière Norvégienne à l'ouest à la frontière Finlandaise à l'est. Il parait même qu'au niveau superficie, la ville dépasse les 20 000 km carrés (me demandez pas comment sont prises les mesures), ce qui la propulserait au rang de deuxième ville la plus grande du monde !!! Je vous le dis tout de suite, j'ai l'impression que les suédois ont juste voulu se la jouer sur ce coup. L'aspect de la ville de Kiruna est comparable à Aubusson ou à Guéret (Creuse - 23) : tout le monde se connait, dans une ville grise ou les occupations et distractions sont rares. La ville est bel et bien petite, je le sais, j'y suis allé !

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Rue du Systembolaget


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Rue du wagonnet rouillé


Les enjeux :
Si ce projet est si sérieux, on se doute bien que les enjeux sont de taille. Selon les dires des spécialistes, d'ici à 2009/2010, les fissures se trouveront aux portes de la ville. Pour conserver les bâtiments intacts (NB: j'ai dis les bâtiments, pas la ville), il faut absolument les démonter puis remonter plus loin et/ou les déplacer. Si l'on ne fait rien, le sol supportant toute la partie sud de la ville pourra s'être dérobé sous celle-ci d'ici à 2030 !!!
Pourquoi déplacer Kiruna ? Tout d'abord, assurer la sécurité des habitants parait une bonne raison pour opérer ce changement. Ensuite, la reconstruire à l'identique en laissant les anciennes constructions là où elles sont prendrait trop de temps, voire même trop d'argent. C'est pourquoi "déplacer" s'avère un bon compromis. Les maisons en bois peuvent être bougées en un ou plusieurs blocs. Ce sera le cas de "l'église en bois rouge"... Par contre, je crains que les rares immeubles n'échappent pas à la TNT. Enfin, l'option "déplacement" (plutôt que destruction/reconstruction) aura été préférée pour que les habitants ne se sentent pas totalement dépaysés.

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Eglise en bois rouge


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Immeubles moches


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Hotel de ville


LA grosse question du moment, c'est de savoir qui doit payer pour tous ces travaux ! Il faut dire que les travaux sont évalués (en fourchette haute) à environ 4000 millions de couronnes suédoises, ce qui fait grosso-modo la somme de 420-430 millions d'euros !!!
Les habitants ne sont pas prêts à verser de l'argent (du moins directement) pour participer aux travaux, participation qui serait infime de toute façon. Première partie incriminée dans cette affaire, l'entreprise LKAB qui exploite la mine. Son rôle est ambigu dans l'histoire : LKAB est accusée de causer le futur effondrement de la ville, tout en étant la seule raison d'exister de Kiruna !!! Même si l'entreprise minière acceptait de payer tous les travaux de déménagement, je doute qu'elle puisse se le permettre financièrement. L'Etat est alors le grand payeur potentiel, malgré les complications qui pourraient survenir. En effet, cette somme d'argent pharaonique pourrait être consacrée à bien d'autres choses qu'au déplacement d'une ville. Notamment aux axes routiers, mis à rude épreuve durant l'hiver (neige, températures extrêmes, pneus cloutés, salage intensif...). Le mystère demeure donc, les payeurs doivent se partager le coût des travaux.

Comment déplacer une ville ?
Très bonne question et je me remercie de me l'être posée. Faisons un petit brainstorming pour voir quelles sont les idées les plus farfelues :
- On monte une grue sur un train (allant de l'emplacement actuel à celui de la future ville), grue qui servira à gruter les maisons jusqu'à leur nouvel emplacement. Bonne idée, sachant qu'il faut aussi déplacer le chemin de fer. Inconvénient : la ville sera reconstruite, mais tout le long d'un chemin de fer.
- On appelle Xzibit et MTV, puis on demande à Beau et sa clique de nous monter des roues sur les maisons, avec des suspensions californiennes. Restera plus qu'à faire rouler les baraques jusqu'à leur nouvel emplacement. Problème : trouver des pièces détachées.DSCN1862
- Quelqu'un invente la téléportation et le tour est joué.
- On fait appel à Hollywood, les maîtres des effets spéciaux se trouvent là-bas. Au moins, on pourra voir l'éventuel résultat avant de faire les travaux.
- On profite du prochain passage des extra-terrestres, qui déplaceront sans problème des maisons avec leurs soucoupes. Cependant, avec le prix actuel du pétrole, ça m'étonnerait qu'on les voit faire un tour au dessus de chez nous avant un petit moment. C'est que ça pompe une soucoupe !
- On installe un énorme ventilateur à l'entrée de la mine pour faire enfler celle-ci sous la ville à déplacer. La pente (due à la surpression interne) ainsi créée dirigera inéluctablement la ville vers le bon emplacement, avec l'aide de la gravité. Tout le monde le sait : "la gravité, ça marche pas à l'envers", il faut donc aider les élément, que voulez-vous !.. Je préconiserais quand même d'enduire de vaseline la surface sur laquelle vont glisser les habitations. Vaut mieux être ingénieur pour penser à ça, je vous le dis !
- Pourquoi ne pas découper la croute terrestre autour de la ville, enlever de la croute terrestre adjacente (se trouvant sur le futur emplacement de la ville) pour ensuite y  pousser la ville entière ?!! Trop de poussière, c'est bien ce que je pensais.
- Sinon, on met les maisons sur des camions, chacune leur tour, et on les emmène à l'endroit escompté. Putain, ce mec est un génie !

La dernière solution a été retenue compte tenu des moyens financiers et techniques mis en œuvre. Pour la petite histoire, les autres brainstormeurs, par jalousie, ont crevé les pneus de la voiture du mec dont l'idée a été retenue. Voici une photo de l'homme en question, qui a été prise peu de temps avant le drame (le crevage de pneus). Observez avec quelle mélancolie il regarde le lointain, en recherche d'inspiration. Il transporte mentalement la ville ; quel visionnaire ! (oui, je vous l'accorde, la diffusion de cette photo est totalement gratuite)

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Conséquences :
On nous bassine avec les conséquences quand on rédige un rapport en école d'ingénieur. Du coup je garde l'automatisme. En même temps, ici, les conséquences ne sont pas futiles à mentionner.
Dans le cas ou le projet n'aboutit pas, par manque de financement, la population pourrait être évacuée vers d'autres lieux, et ce serait la mort de Kiruna. Si les gens restent, ils sont avertis du risque qu'ils encourent. Dans le cas ou le projet aboutit, ce qui est envisageable, les gens vont se retrouver dans une ville censée être la leur, mais qui ne sera plus la leur ! En effet, malgré les efforts qui vont être mis en place pour reconstruire les rues à l'identique, il y a des chances pour que certaines personnes changent de voisins (ce qui parfois peut être bien en fait, mais c'est une autre histoire). Les enfants qui ont 2 ou 3 ans aujourd'hui, pourront-ils supporter de jouer dans des rues qui ne ressemblent plus tout à fait aux rues de leur jeunesse ? Peut-être même que l'orientation des bâtiments aura changé après déplacement. Les rues ensoleillées deviendront noires, et les zones d'ombres s'éclairciront. Oui, je maintiens : s'éclairciront ! En hiver, on voit guerre de soleil tout là haut. Enfin, on pourrait assister à des cocasseries du genre du dialogue suivant :

- Et toi, d'où tu viens ?
- De Kiruna, dans le nord, pourquoi ?
- Attends, y'a eu du changement là haut alors, c'est Kiruna 1 ou Kiruna 2 ?
- Je viens de Kiruna, la vraie, je suis un vieux de la vieille, je suis né à la clinique bien avant qu'elle soit déplacée. A vrai dire, j'ai eu du bol, parce qu'après le grand déménagement, la salle d'accouchement se trouvait à côté de la morgue, tu vois le tableau ?

Je sais pas ce que vous en pensez, mais moi j'irais bien voir quand le travail sera fini pour voir la différence. Merde, mais au fait : le billet d'avion, je le prends pour laquelle des deux villes ?!

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jeudi 3 juillet 2008

T'as "polaire" con, tiens !!!

Venez tous voir par ici !!! Venez admirer l'incroyable, le mémorable, l'in-con-tour-nable Viking en slip ! Tel le rocher stoïque, le sapin intouchable ou encore l'indomptable élan, il pose en caleçon sous le panneau matérialisant le point de passage du cercle polaire sur la route E97 de Jokkmokk à Luleå. Voici, rien que pour toi, lecteur, la future photo gagnante du concours IFMAPhoto 2009.

Stayin__alive

Pour info, il ne faisait pas pas plus de 9°C à 17h30, là-bas. En plus, il y avait un petit crachin bretonnant que mon cher ami Hauguste nous aurait certainement envié !

Le smiley, c'est juste pour la déconnade, mais j'étais vraiment en caleçon pour la photo.

Mesdemoiselles, ne laissez pas vos numéros de téléphone dans vos commentaires, mais contactez-moi directement par le biais de ce blog s'il vous plait. Des personnes mal intentionnées pourraient utiliser vos coordonnées à des fins malveillantes. Les meilleurs commentaires recevront une photo dédicacée par mes soin, ainsi que le dernier CD des Pistvakt & Pjäx Pistols (ou pas).

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mardi 1 juillet 2008

Metaltown, musique folklorique à Göteborg

Ca a "growlé" sévère le week-end dernier sur les docks ! Les 27 et 28 juin 2008, se tenait donc à Göteborg le festival métal "Metaltown".

Ce joyeux bordel avait lieu dans le port de Göteborg, sur une presqu'île artificielle appelée "Frihamnen". Deux scènes gigantesques devaient accueillir les têtes d'affiche tour à tour ; sous le chapiteau, installé un peu plus loin, on pouvait découvrir de nouveaux talents. Il y avait un dernier chapiteau (qui pour moi n'avait pas grand chose à faire ici) sous lequel on pouvait assister à un "freak show" ("l'homme pingouin", le cracheur de feu, l'avaleuse de sabres, le demi-homme, le champion de yoyo et ... une strip teaseuse). Bon d'accord, si, la strip teaseuse fait passer le temps quand les groupes sont mauvais.
Je ne vais pas le répéter, mais la Scandinavie (la Suède en particulier) est une mine de talents métal, que l'on connait dans le monde entier. Un festival de ce genre a donc tout à fait sa place à Göteborg, d'autant plus que le groupe In Flames (qui tenait la vedette) vient de Göteborg !

Le vendredi 27 (sur les grandes scènes) :
- Sonic Syndicate (S) : pas vu.
- Job For A Cow Boy (US) remplacé par Avatar (S) : thrash death qui tâche. J'ai pas trop pris mon pied, ceci surtout dû à un son pourri !
- Sabaton (S) : Heavy thrash de Göteborg. Pas ma came, donc peu de souvenir.
- Danko Jones (CAN) : Un trio punk-rock énergique et une ambiance "Sex & Rock'n'roll" que le charisme du leader (Danko Jones) porta encore à un niveau plus haut. Pour moi, c'est une totale découverte : j'aime beaucoup ! Le morceau "First Date" est à écouter de toute urgence.
- Killswitch Engage (US) : sorte de Neo Hardcore, auquel je n'ai pas prêté beaucoup attention. Son carré, puissant...américain quoi. Pas intéressé, j'avais froid, j'avais besoin de passer aux toilettes et j'ai eu envie de parcourir les différents stands de T-shirt à la recherche d'un hypothétique Meshuggah.
- Hardcore Superstar (S) : Des relents de Kiss pour le style vestimentaire, mais musicalement beaucoup plus énergique. Ca restait rock efficace... J'ai apprécié, sans plus.
- Bullet For My Valentine (UK) : Emocore. Des stars chez les plus jeunes en recherche d'identité, avec un son assez puissant. Encore une fois, c'était pas ma came, et puis je voulais m'assurer une bonne place pour le concert suivant qui allait se dérouler sur la scène d'à côté, alors j'étais pas le mieux placé pour assister à leur show.
- Monster Magnet (US) : Stoner rock américain. On sent tout de suite la maturité dans le jeu des "anciens". Je ne connais pas énormément de chose sur ce groupe, mais que ce soit en live ou en cd, ca sonne ! S'aurait été un très bon moment si les abrutis devant moi n'avaient pas broyé mon avant-bras (qui essayait tant bien que mal de se raccrocher aux barrières de sécurité).
- Cavalera Conspiracy (BR/US/FR) : Retrouvailles des frères Cavalera après 12 ans de "guerre froide". J'avoue ne pas avoir été emballé par l'album Inflikted, mais quand au troisième morceau du live Max gueule : "Iggor, bring the fu**in' shit !!!" pour embrayer sur un bon vieux Territory, je me suis dit que j'avais bien fait de venir. Le son n'était pas au top mais l'ambiance tellement agréable ! Tous les vieux hardos qui espèrent une reformation originelle de Sepultura ne pouvaient que se réjouir ici. En résumé, bon concert ; on a eu des morceaux d'Inflikted, et Refuse/Resist, et Propaganda, et Polizia, et Arise, et... et (entre autres) et... ET ROOTS BLOODY ROOTS !!! J'ai plus de voix, j'ai froid, mais je m'en fous.

Le samedi 28 (sur les grandes scènes) :
La journée s'annonce clémente point de vue météo, le son violent, et les groupes remontés à bloc.
- Lillasyster (S) : Ancien groupe LOKE, originaires de Göteborg. Punk rock couillon, qui reprend entre autres du Rihanna. On voit tout de suite que le groupe a son noyau de fans : impossible de se faufiler dans le mosh pit ! Marrant, bon enfant, sans plus.
- Dark Tranquillity (S) : Black death mélodique. J'en ai profité pour aller pisser après 2 ou 3 morceaux : c'était pas mon truc.
- Soilwork (S) : Neo Thrash death mélodique suédois. Carré, puissant, technique...suédois. Je ne connaissais pas tous les morceaux, malheureusement, ce qui m'a empêché d'apprécier tout le concert. En revanche, le bon son et la maîtrise des gars fait des petits guilis au ventre... J'irai volontier les revoir.
- Finntroll (FI) : Black death folklorique finlandais placé sous le signe de l'esprit de la forêt. Ca m'a pas donné envie d'aller cueillir des champignons, à vrai dire.
- Opeth (S) remplacé par Satyricon (NO) : Quelle ne fut pas mon désapointement lorsque j'ai appris la triste nouvelle pour Opeth : j'aurais vraiment voulu les voir ! Satyricon a intérêt d'être bon... Et il l'a été ! Illustres inconnus pour moi, les norvégiens diffusent un "black'n'roll" original. Oui, leur black métal est abordable (notez le magnifique oxymore) ! Les puristes vous diront que les derniers albums ne valent rien parce qu'il n'y a pas de blasts dévastateurs... Qu'en est-il du heavy groove dévastateur alors ? Moi, j'ai beaucoup aimé musicalement, la preuve : je suis resté jusqu'au bout ! Un seul regret : l'image véhiculée par le groupe. Il faut dit que la bannière décorant l'arrière scène (rouge, noire et blanche avec un aigle) laissait un vieux goût de Troisième Reich dans la bouche.
- Amon Amarth (S) : belle bannière. Black death réservé aux fans. En plus j'avais faim...donc j'ai pas assisté à leur show.
- Dimmu Borgir (NO) : PAAAANNN !!!! Boudiou d'cochon, ca pête les feux d'artifice !!! Ouh là, s'ils commencent à faire parler la poudre maintenant, à quoi va ressembler le final ?!! Sinon, j'était placé trop loin, pour vraiment apprécier, je m'installais pour avoir une bonne place au concert suivant. Sinon, leur black métal mélodique est original, mais encore pas assez à mon goût.
- Nightwish (FI) : Si vous voulez mon avis, le départ de Tarja Turunen (l'ancienne chanteuse) n'a rien enlevé au groupe, au contraire. Anette Olzon, la nouvelle chanteuse a une voix plus directe, plus efficace que la voix d'opéra de Tarja. Leur métal symphonique est agréable à écouter, que ce soit en disque, ou sur scène. A la différence que sur scène, on peut voir la chanteuse ;-) Bon concert, bonne ambiance, mais j'ai quand même eu ma dose dans style.
- In Flames (S) : LES stars du festival ! J'étais un peu sceptique, je vous avoue, car je les avais déjà vus en tête d'affiche à la Coopé de Clermont Ferrand le même soir que Sepultura, et ils sont passés pour des petits joueurs. Seulement là, ils jouaient chez eux, à Göteborg, pour un public déjà conquis d'avance. Le son était énorme, puissant et propre ! Même mal placé, j'ai pris un pied d'enfer, surtout qu'ils ont commencé par un "Cloud Connected" (Reroute to Remain, 2002) plus que furieux !!! J'entends par "enfer" que le feu jaillissait de partout. Rappelez-moi ce que veut dire "in flames" en anglais ?!! Ca jumpe, ca file à 100 à l'heure, ca se calme pour repartir de plus belle. Les gens s'étaient aussi rassemblés sur le pont surplombant Frihamnen, duquel ils avaient une vue imprenable sur le festival. Profitant du spectacle gratuitement, ils n'ont pas manqué de se faire railler par le public de la fosse, mais passons. Le concert est si bon, que l'on ne voit pas venir le dernier morceau. La liesse est à son paroxysme lors du final grandiose, dans les confettis et les feux d'artifices. Bilan : j'ai envie de me réécouter du In Flames. C'est grave docteur ?

Malgré le prix assez élevé des places, les métalleux du coins s'étaient donné rendez-vous pour un évènement joussif et intense pour ce week-end de la fin juin. Malgré les annulations de dernière minute, j'ai trouvé mon compte dans ce joyeux bordel. J'ai lutté par la même occasion contre la crise du disque. Ah non, pardon, je peux rien pour les disques, mais au moins je suis sûr d'avoir donné quelque chose aux artistes pour leur prestation, et ca c'est juste !!!

Allez, à la prochaine gorgée de blonde mes petits fonds de cubits !!!

Posté par GoteborgSyndrome à 15:04 - Musique - Réactions constructives [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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